Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 11:18

Touchant.Un film de Marie-Pascale Osterrieth (2005 - France) avec Michèle Bernier, Simon Abkarian

 

Touchant.

 

L'histoire : Anne travaille à la radio. Elle est en couple depuis quinze ans avec Julien, dessinateur BD, dont elle est follement amoureuse, et cela semble réciproque. Ils ont un petit garçon, et tout ce petit monde nage dans le bonheur. Jusqu'au jour où Anne se rend compte que le comportement de son mari devient bizarre. Peu à peu, elle doit se rendre à l'évidence : il la trompe. Avec une petite jeune.

 

Mon avis : C'est loin de casser quatre pattes à un canard. C'est du déjà vu et revu ; pensez-donc : une jeune femme qui s'aperçoit que son mari la trompe et qui essaie de réapprendre à vivre après ce séisme. Mais Michèle Bernier m'a touchée. Elle est juste, émouvante, bataillant entre chagrin, déprime, complexes, conseils des bonnes copines, envie d'en découdre, colère... Ce n'est ni mièvre, ni cucul, juste une petite tranche de vie, tristounette mais dominée par l'humour et la dérision.

 

   

 

Les hommes s'en prennent plein la figure, un peu trop : beaucoup de femmes trompent aussi leurs maris, soyons honnnêtes. Mais l'héroïne est sous le coup de la colère et tombe des nuages romantiques dans lesquels elle vivait... Et ma foi, tout n'est pas faux ; ces messieurs sont parfois bien lâches, souhaitant garder leur épouse, qui fait office de gestionnaire du quotidien, de maman, de femme de ménage, de nounou, et leur maîtresse pour la joie de la nouveauté et se prouver qu'ils sont séduisants. C'est pas vrai ? Les femmes, elles, quand elles aiment ailleurs, la plupart du temps, elles prennent des décisions bien plus rapidement. 

 

   

Le scénario est en fait adapté du one-woman-show de Michèle Bernier, lui-même inspiré d'une BD de Florence Cestac. Michèle y avait trouvé l'écho de ce qu'elle vivait elle-même douloureusement en privé et avait monté alors son propre spectacle, aidée pour la mise en scène par Marie-Pascale Osterrieth. La thérapie par le rire. Et on retrouve bien cet esprit dans le film. 

 

On peut aisément s'en passer, mais si on tombe dessus, il se regarde, sans hurler au navet.

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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 08:42

Pour Jude.Un film de Charles Shyer (2004 - USA, UK) avec Jude Law, Marisa Tomei, Sienna Miller, Susan Sarandon, Omar Epps, Nia Long, Jane Krakowski

 

Pour Jude.

 

L'histoire : Un trentenaire britannique, installé à New York, drague à tout va, incapable de s'engager. Et pourtant, il y a un petit coeur tendre qui bat là-dedans. C'est tout ? Oui.

 

Mon avis : Une petite comédie sentimentale sans aucun intérêt, si ce n'est les acteurs. Courtes apparitions des charmantes Marisa, Sienna, Susan. Mais surtout Jude, d'une beauté à tomber, d'un charme à se damner... qui nous offre même une séance de sanglots très crédible, qui donnera à plus d'une l'envie de se précipiter dans l'écran pour aller le consoler. Fantasme quand tu nous tiens...

 

Le réalisateur prend le parti de faire parler son acteur constamment à la caméra ; nous sommes donc les témoins privilégiés de ses états d'âme. Procédé original... qui ne sauve cependant pas le film qui reste très très banal ! Humour mollasson, clichés, aucune saveur...

 

Exclusivement pour fans de Jude.

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:04

Fantastique et troublant.Un film de Tomas Alfredson (2009 - Suède) avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson

 

Fantastique et troublant.

 

L'histoire : Suède, de nos jours, une banlieue modeste, l'hiver, la neige. Oskar est un jeune garçon solitaire, introverti, timide, qui vit seul avec sa mère. Il est régulièrement harcelé par une bande de camarades d'école qui essaient de le terrifier. Il rêve de vengeance mais se sent trop faible. Par réaction (peut-être), il est fasciné par les crimes, découpe les articles de journaux, aime les beaux couteaux. Et justement, en ce moment, la cité est en émoi : on a trouvé tour à tour deux cadavres, sauvagement égorgés. Oskar fait alors la connaissance d'Elli, une nouvelle petite voisine. Elle ne sort que le soir, elle semble un peu étrange, elle sent bizarre... mais les deux enfants esseulés nouent immédiatement une grande complicité. Pour pouvoir communiquer entre leurs deux appartements, ils apprennent le morse et conversent en tapant des petits coups sur la cloison. Nous, spectateurs, par différentes scènes, avons compris qu'Elli était une jeune vampire. Oskar va le découvrir peu à peu...

 

 

Mon avis : Un film de vampires très original, mettant en scène des enfants, et qui m'avait été vivement conseillé par Alice in Oliver, que je remercie, encore une fois ! Une jolie découverte, que je n'aurais pas faite sans lui, car les films suédois... bof... j'avoue avoir des gros préjugés débiles, car il en est d'excellents à commencer par les Millenium !

 

Morse reprend bien les codes du "vampire" tels que décrits dans celui dont tout le monde s'inspire désormais : celui de Bram Stoker : ils sont ultra-allergiques à la lumière, ils ne peuvent pas pénétrer dans une pièce sans y être invités, ils ont une odeur désagréable (ce sont des morts vivants, ne l'oublions pas), ils grimpent partout comme des araignées... Ceux qui ont été choqués par les vampires scintillant au soleil des Twilight ne seront pas déçus cette fois !

 

   

Pourquoi ai-je trouvé le film troublant ? D'abord parce que les deus héros sont des enfants. Nous avions bien eu la jeune Claudia de Entretien avec un vampire mais le fait que ça se passe dans des époques révolues mettait un peu de distance entre cette "monstruosité" et nous. Là... ce sont des mômes de notre monde à nous ; ça pourrait être les petits voisins d'à côté, ceux qui viennent chercher leur ballon tombé dans votre jardin ou vous vendre des tickets pour la tombola de l'école... Ca fait frissonner. Non pas de terreur (je n'ai pas trop peur des vampires !) mais de malaise : ciel, des enfants !!!

 

D'ailleurs, tout leur environnement, très réel, très réaliste, accentue ce malaise. Pas de costumes romantiques du XIXe ; pas de jeunes ados hollywoodiens, bien propres sur eux ; pas de New Yorkais branchés... On est dans la vraie vie, la nôtre, avec une cité pas très avenante, peuplée d'ouvriers et d'employés ordinaires, des sales gosses qui se bagarrent, le travail, le bistrot, la neige... Pas de musique qui nous avertit avant une scène choc, pas d'images fracassantes... Franchement, personne avant n'avait imaginé un vampire dans ce milieu-là !

 

  

 

Et puis cet enfant timide, solitaire, harcelé par ses camarades... passionné par les crimes et les serial-killers, si c'est pas troublant, ça ! D'autant que ce sont deux thèmes (le harcèlement à l'école et la criminologie) qui sont en pleine actualité, une actualité inquiétante.  

 

Le réalisateur ne nous révèle rien sur Elli. Alors forcément, les questions on se les pose. D'où vient-elle ? Comment est-elle devenue vampire ? Qui était cet homme qu'elle appelait Papa, qui chassait pour elle, mais n'était pas vampire ? On ne sait pas quel âge elle a, ce n'était probablement pas son père : "J'ai douze ans... depuis longtemps" dit-elle. Elle porte également en elle une ambiguité sexuelle : à un moment, elle dit "Je ne suis pas une fille..." une réflexion mystérieuse, qui n'aura d'écho qu'un peu plus tard lorsqu'Oskar l'apercevant nue, verra une cicatrice sur son pubis... Ces questions resteront sans réponse, et c'est hyper frustrant ! Du coup, le film reste bien dans votre tête et vous hante. Il semble que dans le livre, on ait davantage d'explication : Elli serait un petit garçon castré, et son pourvoyeur du début un pédophile amoureux de lui ; le réalisateur a choisi d'occulter pour ne pas sombrer dans trop de perversion !.

 

 

Spoiler : La fin est tout aussi troublante. Elli doit partir, afin de ne pas être "détectée" à cause des crimes, mais elle revient pour défendre Oskar de ses tortionnaires. L'enfant, qui s'est senti devenir plus fort grâce à l'amour d'Elli, va concrétiser ses fantasmes : quitter cette ville moche, sa mère qui crie tout le temps, son père qui lui préfère son nouvel amant, et il vivra désormais pour Elli, assouvissant ses désirs de revanche, de meurtre et sa fascination pour les crimes parfaits... il part avec elle et deviendra son nouveau "rabatteur"... Epouvantable ! Une extrapolation horrible sur l'absence, et le besoin, de repères des jeunes...

 

  

 

Tout ça, plus l'atmosphère glaciale (dans les deux sens du terme) et le rythme très lent... brrr, fascinant ! D'autant plus que l'amour entre Oskar et Elli reste touchant et romantique ! Elli prouve son amour en entrant dans une pièce sans qu'il prononce d'invitation, car il la défie... et il voit alors le corps de la jeune fille se mettre à ruisseler de sang.

 

Ce film a une sorte de poésie.

 

Vachement bien ! Très différent de Entretien avec un vampire ou du Dracula de Coppola : moins spectaculaire, mais plus insidieux, plus énigmatique.

 

Excellent !

 

Le film a fait l'objet d'un remake américain, forcément : Laisse-moi entrer. Bon... faut que je le trouve.

xxx

 

xxx

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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 11:08

Toujours aussi bien !Un film de Daniel Alfredson (2010 - Danemark, Allemagne, Suède) avec Michael Nykvist, Noomi Rapace, Lena Endren

 

Toujours aussi bien !

 

L'histoire : Lisbeth est à l'hôpital, salement amochée par son père, le sinistre Zalachenko, et son demi-frère. Ce dernier s'est enfui, le père lui a survécu au coup de hache de sa fille... et se trouve dans le même hôpital qu'elle. Zalachenko veut bien sûr se venger et la faire taire à tout jamais. Mais les anciens collaborateurs de Zalachenko commencent à avoir peur que tout ça fasse trop de bruit, que leurs petits secrets et conspirations soient découverts, surtout avec ce journaliste, Mikael Blomkvist, qui ne lâche pas l'affaire... et on retrouve bientôt Zalachenko assassiné dans sa chambre. Lisbeth s'en réjouit, mais elle reste accusée de tentative de meurtre et - comme d'habitude - elle se tait, au désespoir de son avocate et du procureur. Car le docteur Teleborian, qui la fit interner autrefois, alors qu'elle avait douze ans, veut définitivement la faire passer pour folle. Saloperie de bonhomme. Lisbeth se remet tout doucement à l'hôpital et Mikael réussit à lui faire passer un petit ordinateur... Avec ses talents extraordinaires en informatique, elle reprend son enquête et, toujours aidée par Mikael, elle accumule les preuves pour se disculper, accuser Teleborian de faux, de pédophilie, son tuteur légal de viol, et les plus hautes sphères de l'état de diverses dissimulations... Elle va enfin gagner, sa liberté et son émancipation... ce qui est un vrai bonheur pour nous les fans !       

  

Mon avis : Décidément, je suis vraiment accro à cette série. Il paraît que l'écrivain Stieg Larsson envisageait jusqu'à dix tomes mais il est mort juste après avoir remis le troisième à son éditeur... petit chenapan ! Je suis folle de son héroïne, Lisbeth Salander, sans doute un fantasme personnel ! Mélange d'innocence et de détermination, de fragilité et de force, de sensibilité et de mutisme forcené... Un cas ! Comme ses fringues gothico-punk, qu'elle ne met que pour provoquer, particulièrement dans cette épisode où tout le monde l'accuse (elle était plus soft dans le second). Quelle destinée, quelle souffrance ! Comme on voudrait la protéger, l'aider ! On est si reconnaissant à Mikael de la soutenir comme ça ! Je les adore !

 

  

L'intrigue reste, comme dans les deux premiers films, on ne va pas dire confuse, ce ne serait pas sympa, mais assez complexe ; j'avoue que je n'ai pas tout saisi ; il faut dire que l'abondance des noms scandinaves n'aide pas nos connections de neurones ! Pas grave ! Ca fera l'occasion de revoir les films un de ces jours ! En tous cas, toute la triste histoire de Lisbeth est close avec ce chapitre, qui explique toute la conspiration dont elle fut l'innocente victime collatérale.

 

Spoiler : Une petite déception, la fin : on s'amuse de voir notre Lisbeth enfin libre, mais n'arrivant toujours pas à parler ; on la sent qui tente, mais se ravise plusieurs fois, en face de son avocate, avant de finalement partir sans dire un mot. Lorsque Mikael vient la voir... même scène, mais là, elle réussit à le prononcer, ce merci ! Mais... ça s'arrête là. Elle referme la porte avec un "à bientôt" prometteur, mais on n'en saura pas plus. Moi j'aurais bien aimé qu'on nous amène un début d'histoire d'amour, soit avec Mikael (mais elle est sympa, Erika), soit avec le gentil docteur qui s'occupait si bien d'elle à l'hôpital !  

  

J'attends maintenant avec impatience de voir la version américaine de David Fincher, mais j'ai peur d'être déçue par sa Lisbeth : j'aime trop Noomi Rapace !

 

Géant.

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 08:48

Polar assez correct, sans plus.Un film de Jean-Paul Rouve (2008 - France) avec Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Alice Taglioni

 

Polar assez correct.

 

L'histoire : Vincent Goumard, journaliste modeste à Paris Match, a décroché l'interview du siècle ; une entrevue avec Albert Spaggiari, réfugié quelque part en Amérique du Sud, après un casse spectaculaire à la Société Générale de Nice. Il découvre un être facétieux, déjà fauché, loser magnifique, très fier qu'on parle de lui dans les journaux.

 

Mon avis : Pour son premier film en tant que réalisateur, Jean-Paul Rouve ne s'en sort pas trop mal. Un petit polar correct, qui retrace, au travers de flash-back, le cambriolage incroyable d'Albert Spaggiari (50 millions de francs dérobés à la Société Générale de Nice en 1977, en passant par les égouts) et sa cavale.  

 

Mais il y a a beaucoup de maladresses. Tout ça est un peu confus ; perso je me suis posée pas mal de questions et j'ai dû aller ce matin sur Wiki pour comprendre certains passages, et savoir, entre autres, si cette histoire de faux journaliste était vraie. Elle ne l'est pas. JPR a trouvé ce moyen pour pouvoir "faire parler" le héros qui, de toutes façons, c'est authentique, se plaisait à envoyer des messages à la police ou au président français, pour les narguer, à accorder des interviews, à écrire des livres... sous toutes sortes de déguisements et sous le pseudo de Romain Clément. J'ai aussi appris que, contrairement à ce que laisse supposer le film, l'homme était un voyou, fugueur à seize ans, rebelle, voleur, indiscipliné, et avait déjà connu la prison. Et que sa cavale l'a conduit dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, ce qui explique pourquoi les décors du films semblent parfois irréels : Rouve a voulu faire "anonyme", un mélange de Brésil, d'Argentine, de Chili... et ça sonne un peu faux.

 

   

 

Le couple Rouve / Taglioni, par ailleurs, est peu crédible, la faute sans doute à la jeune actrice, très belle, mais froide et peu nuancée, décevante ; et on se demande encore comment Julia, qu'elle incarne, a pu quitter son univers intello bourgeois parisien, contre lequel elle ne semblait aucunement en révolte, pour ce garçon mégalo, pas très séduisant, pas vraiment charismatique, voire antipathique (méprisant, arrogant, raciste)... Lorsqu'elle révèle à Vincent que son mari à un cancer, on n'y croit même pas ; on a l'impression que c'est encore une "bonne blague" de l'ami Albert. La faute aussi à Rouve, donc ? Il est vrai qu'il en fait un peu trop à mon avis, trop clown, trop burlesque... il n'a guère d'épaisseur et on arrive là aussi à se demander comment cet olibrius a pu concevoir un tel casse et échapper ensuite à la police. Lellouche, lui, est parfait, bien que son personnage soit parfois un peu difficile à cerner.

 

Des plans inutiles juste pour meubler (Alice et la piscine), alors que d'autres auraient été bienvenus pour mieux expliquer et illustrer le propos. Comment a-t-il réussi à s'échapper et à récupérer sa part du butin ?

 

   

 

Le casse lui-même est surprenant : jeune homme modeste, peu connu du milieu, comment a-t-il réussi à convaincre des gangsters aguerris ? comment se fait-il qu'il n'y avait pas d'alarmes dans la banque, c'est étrange, non ? et il n'y a jamais personne dans les égouts pendant qu'ils creusent ? est-ce qu'on n'attrappe pas des maladies à patauger ainsi dans les immondices jusqu'au cou ? comment sont-ils sortis des égouts, sans attirer l'attention, avec leur ENORME butin ? On sait que tout cela est vrai, s'est bel et bien passé, on aurait donc été très curieux de savoir (c'était le but du film, non ?) comment ils avaient organisé et réussi cette opération spectaculaire ! On ne sait pas trop si Rouve a voulu faire un biopic (c'est raté), un polar (pas trop mal mais brouillon) ou le portrait d'un homme hors norme et plutôt complexe (non violent, mais raciste)... 

 

  

 

Mais il n'empêche qu'on s'intéresse à cette histoire, ne serait-ce que parce qu'elle est inspirée par des faits réels, et que Rouve, bien qu'il surjoue un peu, reste un garçon sympathique et talentueux. Un petit clin d'oeil aux Robins des Bois, la troupe qui le fit connaître avec ses comparses (Foïs, Pef, Barthélémy...), avec un troquet qui s'appelle Robinos dos Boscos !

 

En fait, j'aimerais maintenant voir Les égouts du paradis de José Giovanni (1976) qui raconte aussi l'histoire du casse de Nice. De façon plus précise et détaillée, j'espère !  

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