20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 16:01

J'ai passé des heures à essayer de piger quelque chose à ce fichu truc ! Et les administrateurs vous répondent soit de consulter de manuel (on n'est pas des bœufs, si on leur pose des questions c'est qu'on n'a rien trouvé), soit d'utiliser les codes HTML. Moi pas comprendre code HTML.

Je n'arrive plus à insérer d'images, je ne peux pas présenter comme je veux, je ne peux pas avoir plus de 10 catégories... Si vous cherchez un ancien article, mais que vous n'avez pas la date (or on n'a jamais la date, on n'est pas des génies, ça se saurait !), impossible de le retrouver... En plus ça rame un maximum !

Enfin bref, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Moi, cet adage ne me convient pas. J'ai toujours préféré la facilité ; je suis une grosse feignante.

Donc désormais c'est ici que ça se passe :

Le cinéma de Chonchon

Par contre, ne soyez pas étonnés : je m'appelle désormais Aezelig... Chonchon était déjà pris. C'est un scandale !

J'espère vous retrouver tous là-bas très bientôt.

Je reprends ma publication quotidienne, et petit à petit je vais rapatrier tous les anciens articles ; de toutes façons, sur Canalblog ça va beaucoup plus vite.

 

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encyclocinema
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 19:14

Mes chers amis, je suis catastrophée ! J'ai accepté la mise à jour d'Over Blog et je ne retrouve plus rien, mes catégories ont disparu, la présentation a changé et on ne peut plus rien modifier à moins de parler le HTML couramment ce qui n'est pas mon cas...

J'ai poussé ma gu.... auprès des administrateurs ; je ne suis pas la seule.

En attendant des réponses et des solutions... je ne sais plus quoi faire...

J'espère que mon silence ne sera pas trop long et que je pourrai revenir très bientôt...

J'ADORAIS MON BLOG...

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encyclocinema
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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 17:02

OVER BLOG me propose de mettre à jour mon blog pour l'intégrer à leur nouvelle interface. Ca me fait hyper peur et ils ne sont guère loquaces sur les conséquences... Vais-je bien retrouver TOUS mes articles ? Dans l'ordre ? Avec mes catégories, mes images, ma bannière, tout ça ?

 

Avez-vous fait l'opération ? Qu'est-ce que ça a changé ?

 

Merci de vos commentaires !

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encyclocinema
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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 10:44

Quasi-docu hommage.Un film de Michael Winterbottom (2007 - USA, UK) avec Angelina Jolie, Dan Futterman, Will Patton, Archie Panjabi

 

Quasi docu-hommage.

 

L'histoire : Celle, authentique, des jours d'angoisse vécus par Marianne Pearl, journaliste, enceinte, travaillant au Pakistan avec son époux Dan, lui-même journaliste. L'enlèvement de celui-ci puis la découverte de son corps, décapité devant les caméras, plusieurs jours plus tard. Récit des recherches, des enquêtes et du courage d'une femme, qui veut tenir bon pour l'enfant qu'elle porte. 

 

Mon avis : Fan de politique internationale, j'étais depuis longtemps curieuse de voir ce film. J'ai été quelque peu déçue. Que Marianne Pearl ait eu envie, besoin, d'écrire un livre sur ce qu'elle a vécu, pour témoigner, pour que son fils sache, pour que le monde prenne conscience des dangers que les grands reporters prennent pour nous informer... normal. Mais fallait-il en faire un film ?

 

Nous sommes tout de suite au coeur du sujet. Karachi, Pakistan. Dan se rend à un rendez-vous, dont il ne reviendra jamais. Aussitôt débarque toute l'artillerie : police pakistanaise, FBI américain, consuls, ambassadeurs... et Marianne les houspille quand elle trouve que ça ne va pas assez vite, menant elle-même une enquête serrée. Voilà. Tout se passe quasiment dans son bureau, dans la maison qu'elle occupait avec son mari. Tous les enjeux sont évoqués, le conflit américano-afghan depuis l'attentat du 11 septembre, le conflit indo-pakistanais, Guantanamo, le conflit israélo-palestinien, les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans... Les noms de dizaines de protagonistes de tous les camps défilent, et du coup on a un peu de mal à tout suivre. Pas d'effet de style, forcément ; ce n'est ni le lieu ni le moment. Presque un docu. C'est lent, une succession de conversations et de coups de fil, pas très intéressant...

 

 

Car, pour parler brut de pomme, il s'agit d'UN journaliste. Un journaliste parmi tant d'autres. Cette histoire, on la lit dans les journaux presque tous les jours... Ce que je dis est très cruel... mais imaginez s'il fallait faire un film sur chaque famille d'otage de par le monde, dans le contexte actuel, que l'on connaît bien si l'on s'intéresse un minimum à notre planète. On n'apprend rien dans ce film. J'ai évidemment beaucoup de compassion pour cet homme et pour sa courageuse épouse, mais leur histoire, qui a déjà donné lieu à des centaines d'articles dans la presse au moment des faits, n'avait selon moi rien à faire à Hollywood. Je dirais même que j'ai trouvé un peu "voyeur" de me trouver au coeur de la vie privée de cette femme... Je préfère soutenir les associations comme Reporters sans frontière. Et pour illustrer leur combat, il serait sans doute plus utile d'imaginer une fiction qui suivrait les diverses péripéties de la vie d'un grand reporter.

 

Pour être sympas... prenons ce film comme un hommage à tous les journalistes morts en faisant leur métier. Ce qui ne le rend pas plus intéressant d'ailleurs... 

  

Et puis grosse question : pourquoi avoir choisi Angelina pour incarner Marianne ? Certes la belle a dû faire des pieds et des mains pour obtenir ce rôle, on la sait très attachée à la géo-politique et ses conséquences sur les peuples. Et Brad est producteur. C'est probablement le sujet qui les a motivés. Ceci dit, fan absolue de l'artiste et de la femme, c'est pour moi chaque fois un régal de la voir dans un film. Mais sérieusement... pour incarner cette jeune femme métisse, pourquoi prendre une "caucasienne" à la peau claire et aux yeux verts, la "bronzer", lui coller une perruque afro et des lentilles noires ? N'y aurait-il aucune bonne actrice métisse à Hollywood ? Voilà qui est nouveau... La môme Jolie fait le job, pas de problème, mais ce n'est pas très logique comme choix. 

 

Un film décevant.

xxx 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:43

Une agréable surprise !Un film de Howard McCain (2008 - USA) avec Jim Caviezel, John Hurt, Sophia Myles, Jack Huston, Ron Perlman

 

Une agréable surprise !

 

L'histoire : Xe/XIe siècles environ. Kainan, extraterrestre (anthropomorphe), se crashe sur la planète terre. Ses outils de bord rescapés lui apprennent vite fait bien fait où il est et l'adapte aux conditions du milieu, y compris la langue des autochtones (pratique). Il se trouve en Scandinavie, dans une communauté viking, terrifiée par les récentes attaques d'un ennemi non identifié qui met des villages à feu et à sang. Keinan est fait prisonnier, évidemment. C'est qui cet individu bizarre, sans barbe et les cheveux courts ? Lorsqu'il leur explique qu'il vient d'un autre pays où il combat les dragons, on ne le croit évidemment pas. Mais lorsqu'il leur prête main forte pour sauver le village des agressions d'un ours belliqueux... il devient leur pote. Ils sont alors plus à même de l'écouter : dans le pays d'où il vient sévissaient d'horribles et puissantes bêtes, les Moorwens ; lui et ses semblables les ont exterminées mais il semble bien que quelques uns aient survécu et soient aujourd'hui dans les parages... Soudés autour de l'homme aux cheveux courts, les fiers guerriers vont préparer un piège pour la sinistre bestiole...

 

Mon avis : Je n'avais jamais entendu parler de ce film. A priori, il n'est sorti en France qu'en version DVD. On se demande un peu pourquoi : il y a des choses infiniment pires qui ont les honneurs de la distribution et de la promo. Bref. Je l'ai vu dans la liste de films gratuits de ma Box Orange (et encore un coup de pub... c'est quand les retombées financières, scrongneugneu ?). Il était récent, il y avait des acteurs que j'aime bien ; du coup, je suis allée voir les critiques sur Allociné, qui étaient encourageantes. Donc on a tenté le coup et on n'a pas du tout été déçu. Un moment agréable, un film original mêlant le passé et la science-fiction... avec plus de talent que l'indigne Cowboys et envahisseurs, pourtant beaucoup plus médiatisé !  

  

 

Le film est sincère ; je veux dire que c'est un bon divertissement, avec une mise en scène sans esbrouffe mais soignée, du rythme, de l'aventure et une grosse bébête qui change un peu de l'ordinaire : mi-iguane, mi-T.Rex avec une grosse gueule pleine de dents, et une peau qui devient rouge phosphorescent la nuit (hyper joli !) et du sang vert fluo (hyper funky !). Blague à part, c'est bien fait, le monde viking est très correctement reconstitué et tout ça fonctionne fort bien. Histoire, science-fiction, combats, aventure, action et une jolie guerrière qui n'est pas seulement jolie, mais a en plus du caractère (de quoi nous satisfaire nous aussi, les filles...) classique mais efficace. .

 

Il louche clairement du côté de La légende de Beowulf, c'est sûr... mais c'est du cinéma réel, pas du performance capture, et puis c'est une autre intrigue. C'est juste un film de vikings parmi d'autres, tout comme il y a des films de cowboys ou des films de fantasy.

 

Bref une excellente surprise. Pas un chef d'oeuvre, pas mal de clichés, mais un spectacle sympathique. Par contre, je me demande pourquoi ils ont appelé ça Le dernier viking. Pourquoi dernier ? Y en a eu plein d'autres après, non ?

 

 

xxx

xxx

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:38

Simpliste mais regardable.Un film de Claude Chabrol (1987 - France) avec Philippe Noiret, Robin Renucci, Anne Brochet, Monique Chaumette, Bernadette Lafont, Roger Dumas

 

Simpliste mais regardable.

 

L'histoire : Un célèbre présentateur télé, Christian Legagneur, reçoit dans sa somptueuse demeure Roland Wolf, qui doit écrire sa biographie. Wolf fait ainsi la connaissance d'un couple d'amis, qui semble vivre aux crochets de l'animateur, du personnel de maison, et de Catherine, la filleule de Legagneur, orpheline, une énigmatique jeune femme, triste et éteinte, autour de laquelle toute la maisonnée est aux petits soins.

 

Mon avis : Ni un des pires, ni un des meilleurs Chabrol. C'est assez simpliste comme intrigue, et donc à la limite du vraisemblable. Une fois le coeur du mystère révélé, Wolf et Catherine s'agitent un peu, Legagneur réagit et hop, on arrive à la fin. Cette histoire aurait sans doute mérité un développement plus subtil, des annonces à petites doses, une enquête plus approfondies, une explication plus poussée des noirs desseins de Legagneur et de sa clique.    

   

 

Noiret est exaspérant, une vraie tête à claques ! Soit il est mal dirigé, soit il en fait lui-même beaucoup trop, mais ses manières patelines sont agaçantes et anti-naturelles. A la télé passe encore, les animateurs ne font jamais dans le subtil, on pouvait donc comprendre. Mais une fois chez lui, il aurait suffi de le montrer très gentil, point barre, sans en faire des caisses. C'est clair qu'en voyant son comportement quasi-hystérique de gentillesse auprès de sa filleule, on craint le pire !

 

Il paraît qu'il faut y voir une critique des milieux de la télé... animateur brillant, adulé pour sa gentillesse, mais sinistre crapule en réalité. Encore une fois : SIMPLISTE ! Et il n'y a pas qu'à la télé qu'on trouve ce genre de choses !

 

Regardable cependant.

 

xxx

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:07

Toujours aussi efficace !Un film de William Friedkin (1974 - USA) avec Ellen Burstyn, Linda Blair, Max Von Sydow, Jason Miller

 

Toujours aussi efficace !

 

L'histoire : Iraq. Le père Merrin, archéologue, tombe sur des vestiges où il reconnaît le culte du démon Pazuzu. Agé, épuisé, et pris de malaises, il rentre aux Etats-Unis. Chris est actrice, en tournage à Washington. Elle a loué une maison dans la périphérie, où elle vit avec sa fille Regan, douze ans. Nous suivons parallèlement l'histoire du père Karras, spécialisé en psychiatrie, en proie aux doutes, et très perturbé par la maladie de sa vieille mère qui se sent abandonnée, seule à New York, alors qu'il a accepté ce poste à Washington. Des choses un peu étranges surviennent dans la maison de Chris, et Regan commence à présenter des troubles de comportement de plus en plus inquiétants. Médecins, psychiatres, neurologues cumulent les examens ; rien ne semble clocher. Regan a dû développer une profonde psychose et ils songent à l'interner, ce à quoi Chris s'oppose formellement. Les scientifiques avouent alors leur totale impuissance et lui suggèrent de s'intéresser... aux exorcismes. Elle contacte le père Karras, dont on lui a vanté la double compétence : religion et psychiatrie. Il fera lui-même appel au père Merrin, ce nom étant prononcé par la petite Regan, totalement défigurée par la possession démoniaque dont elle est victime...      

 

Mon avis : Le film repassait l'autre soir sur la TNT et mon homme a souhaité l'enregistrer. Moi, à dire la vérité, je n'étais guère tentée : je le connais par coeur !!! Et puis hier soir, il a eu envie de le voir... Allez, va pour L'exorciste. En fait, j'ai été très agréablement surprise parce que malgré les années, le film vieillit bien, et, si on croit se rappeler de tout, en fait c'est faux. Evidemment, on n'a plus les poils qui se dressent debout (enfin mon mari un peu, encore...) et les effets spéciaux, totalement terrifiants à l'époque (maquillage de la gamine, tête qui tourne) s'avèrent manquer un tout petit peu de crédibilité. Je dis bien "un tout petit peu". Car le coup de la môme qui descend l'escalier à quatre pattes, mais le corps à l'envers (comment expliquer ça à ceux qui ne l'ont pas vu ? impossible ! j'ai jamais vu une chose pareille !)... j'avais complètement oublié, j'ai sursauté et je n'ai pas eu le temps de me poser de questions sur la façon dont ça avait été fait !  

 

Bref, L'exorciste, ça marche toujours ! C'est vraiment un chef d'oeuvre du genre, inégalé jusqu'à présent. Une mise en scène parfaite, avec un suspense qui grimpe très lentement, puis les scènes d'horreur qui se succèdent... et cette petite musique... Brrr... C'est sûr, depuis on a fait plus hard, plus sophistiqué, mais pour moi L'exorciste reste le numéro un, celui qui a tout inventé, dans le genre Possessions (assez peu prolifique, du reste ; les bonnes histoires sont rares). 

 

 

J'avoue être assez terrifiée par le démon Pazuzu, car c'est de lui dont il s'agit. On le voit au début du film dans une sorte d'affrontement avec le père Merrin, alors qu'il est encore archéologue en Iraq, et aussi à la fin dans une scène où Regan se dresse sur son lit, avec le démon en arrière-plan. A part ça, il est en fait très peu évoqué et c'est dans la suite, L'hérétique, qu'on en apprend davantage sur cet antique esprit assyrien. C'est pour ça que j'avais beaucoup apprécié ce deuxième épisode alors que les critiques et le public n'ont pas trop suivi. Passionnée de religions, toutes les religions, j'avais beaucoup apprécié. Il y a eu deux autres suites, que je n'ai pas vues ; j'imagine qu'elles ne doivent pas être terribles, elles n'ont guère fait de bruit.

 

Pour en revenir à notre Exorciste, premier opus, ici présent, savez-vous que le film s'inspire d'une histoire vraie ? Celle d'un petit garçon connu sous le pseudonyme de Roland Doe, attribué par l'église catholique ; c'est la procédure habituelle lors d'un exorcisme, pour la confidentialité du dossier. Plus tard, un écrivain, William Peter Blatty (il est d'ailleurs producteur du film), racontera le cas dans un livre, en donnant un autre nom à l'enfant, Robbie Mannheim. Son identité réelle n'a jamais été révélée.

 

 

William Peter Blatty a écrit son livre cinquante ans après les faits, après avoir étudié une grande quantité de documents et interrogé de nombreux témoins.

 

Années 40. Robbie est fils unique et habite avec ses parents à Cottage City, Maryland. Alors qu'il a treize ans, on entend dans la maison des bruits de pas, les meubles bougent et les objets se mettent à voler ou en lévitation. Puis des égratignures, des flèches, des mots (enfer) apparaissent sur la peau de l'enfant. Robbie est examiné par des médecins et des psychiatres qui disent n'avoir aucune explication pour ces phénomènes. Le révérend Schulze demande à ce que Robbie passe une nuit chez lui, afin de l'observer à son tour. Pendant la nuit, il entend des vibrations sous le lit du garçon, des bruits dans les murs ; un fauteuil se renverse tout seul et les couvertures du lit de Robbie se mettent à fouetter les airs. Schulze en conclut qu'un démon est présent et qu'un exorcisme est nécessaire. Il sera pratiqué selon le rite de l'Eglise anglicane... qui semble ne pas suffire. Robbie est alors présenté à un prêtre catholique, le père Edward Hughes, qui décide de faire un second exorcisme. Pendant l'opération, Robbie inflige au prêtre une blessure qui nécessitera plusieurs points de suture et l'empêchera de venir à bout du démon. Il faudra pratiquer un troisième exorcisme, avec trois prêtres. Robbie pousse des hurlements, crache, casse le nez d'un prêtre... Il faudra en tout trente séances sur deux mois. Tout va enfin se terminer, avec un grand claquement, comme un coup de tonnerre, et Robbie, retrouvant sa voix d'enfant, dit dans un souffle : "C'est fini... c'est fini..." Robbie n'a plus jamais eu aucun trouble. Il est aujourd'hui marié et a eu des enfants. Il dit avoir tout oublié de cette période de sa vie.

 

 

Depuis... les tentatives d'explications s'enchaînent, schizophrénie, hystérie, troubles mentaux... sans que rien de réellement convaincant ne sorte, Robbie ne présentant jamais les symptômes habituels des différentes maladies psychiatriques invoquées. Mais les détracteurs affirment que Robbie était tout simplement un enfant gâté, résolu à attirer l'attention sur lui et à ne plus aller à l'école...

 

A ce jour, personne ne connaît la vérité et Robbie dit avoir tout oublié de cette période de sa vie.

 

En tous cas, le film qu'en a tiré Friedkin est un MUST absolu du cinéma d'épouvante.

 

xxx  

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 08:49

Pas assez tortueux !Un film de David Cronenberg (2002 - UK, Canada) avec Ralph Fiennes, Gabriel Byrne, Miranda Richardson, Bradley Hall

 

Pas assez tortueux.

 

L'histoire : Dennis Cleg sort de l'asile psychiatrique. Il intègre une maison de repos où vivent d'autres éclopés de la vie comme lui et où il est censé réapprendre à vivre normalement. Sauf que, disons-le tout net, le garçon est loin d'être guéri. Il entreprend de revoir la maison de son enfance, juste à côté, et les souvenirs du passé affluent. Enfant unique, élevé par un couple modeste, il est spectateur du chagrin de sa mère, dont le mari traîne dans les bars, avec des prostituées. Elle raconte à son fils ses souvenirs de jeune fille, quand elle était heureuse et insouciante, et les jolies toiles d'araignée qui brillaient dans la nuit le soir quand elle sortait. Le petit garçon, en adoration devant sa mère, est fasciné par ces histoires d'araignée. Il s'amuse petit à petit à élaborer une toile dans sa chambre avec des ficelles. Mais lorsque son père tue sa femme et demande à Dennis d'appeler Maman sa nouvelle compagne, cette femme vulgaire qui lui répugne... l'enfant pète un câble.

 

Mon avis : Cro nous emmène dans les méandres de la folie. Point de fantasmes organiques, point de mutation... nous sommes ici en pleine psychose, dans la tête de Dennis. Un thème qu'on retrouve aussi régulièrement chez le réalisateur, dont les personnages sont tout de même assez souvent névrosés !  

    Spider : photo

 

Là, notre héros est gravement atteint... mais c'est aussi là que le film trouve sa faiblesse. Vu le traumatisme dont il est atteint (le meurtre de sa mère et des prédispositions certaines aux troubles mentaux !), j'aurais pour ma part aimé que l'histoire soit plus tortueuse, plus riche en détails, quand il est enfant, dans son quotidien d'adulte, dans sa relation aux autres. Ne serait par exemple qu'avec ses "toiles d'araignée", qui lui valent son surnom, qu'ils tissent comme pour se protéger, mais aussi prendre au piège. Elles ne sont pas assez élaborées ! Cro n'insiste pas assez sur ce point... alors qu'il a donné son nom au film, Spider, l'Araignée. Au final, je retiens surtout cette silhouette grise, courbée, ses mots marmonnés, et le petit carnet couvert d'une écriture illisible. Mon homme n'a pas aimé : il a trouvé ça lent et barbant. Je n'irai pas jusque là, car la folie est un sujet qui me passionne. Mais j'avoue que côté scénario je suis restée un peu sur ma faim.

 

Et je n'ai pas tout pigé. Du moins, je ne suis pas sûre. 

 

Spoiler ou pas spoiler ? Il y a en effet quelques pistes (notamment le fait que mère, maîtresse, puis directrice de la pension, soient incarnées par la même actrice) qui m'ont fait penser un instant que l'enfant avait tout mélangé dans sa tête, qu'il était complètement chtarbé et qu'il avait lui-même tué sa propre mère... Va savoir... Le côté déroutant et mystérieux du film m'a fait penser à David Lynch. On y voit aussi une évidente allusion à la sexualité (serait-ce ça qui aurait bouleversé le petit Dennis ?) avec le contraste saisissant entre sa mère, douce, discrète, élégante, prude, et la maîtresse, d'une vulgarité absolue, avide de sexe, toujours prête à lever la patte. Alors j'extrapole : castré par une mère psychorigide, il est terrifié par les prostituées exubérantes qu'il voit dans le pub quand il va chercher son père ; un jour il assiste à une scène d'amour physique entre son père et sa mère (dans une scène l'enfant découvre son père et sa belle-mère, nus, dans le lit conjugal, dormant d'un sommeil bienheureux après une nuit agitée...) ; il comprend que sa sainte icône n'est qu'une sale fille comme les autres... et hop gros malaise freudien et il tue sa mère. Suis-je dingue ? Ai-je trop d'imagination ? Qu'avez-vous compris vous-mêmes ? Cette répulsion pour le sexe peut également se retrouver dans des détails comme les quatre chemises que porte Cleg, pour se protéger ; par le fait qu'il ne veut pas qu'on le touche... Idem, pour la symbiose avec la mère, quand il est en position du foetus, nu, dans la baignoire...

 

Si mon interprétation est bonne, je trouve que Cronenberg n'est pas assez clair. Mais si c'est ça, ça devient très brillant, du coup... Seulement il faut se creuser les méninges pour piger, et c'est un peu agaçant. Quand je parle de David Lynch... vous voyez que je n'exagère pas.

 

   

 

Prestation exceptionnelle de Ralph, du début jusqu'à la fin ! Une démarche de fou, des tics de fou, des yeux de fou... Il fait peur et en même temps on éprouve une immense compassion. Quand il esquisse (difficilement) un sourire parce qu'un de ses comparses a dit une blague ou qu'il a tendu une de ses ficelles comme il voulait... on rit de bonheur pour lui !

 

Les autres acteurs sont également extraordinaires : l'excellent Gabriel Byrne, et une étonnante Miranda Richardson, qui joue plusieurs rôles avec un brio époustouflant ! Je n'avais même pas vu qu'elle jouait et la mère et la prostituée ! Ce n'est qu'en regardant le générique... Et c'est ce qui a conforté mon interprétation. 

 

La réalisation est originale, déconcertante au début, mais on s'y fait très vite : Cleg, adulte, revit ses souvenirs d'enfant, en étant présent à l'image ; on le voit, caché dans un coin de la pièce où se déroule son propre passé, comme s'il avait remonté le temps. Il répète à voix basse, ou anticipe, les paroles marquantes qui sont ou vont être prononcées. C'est très beau, très prenant. Mais l'ensemble du film, extrêmement épuré et linéaire, peut effectivement barber ceux qui ne vouent pas au départ une passion pour Cro !

 

En conclusion, j'ai été un peu déçue par le manque d'épaisseur, et ces interrogations suscitées par des scènes ambiguës, mais c'est - justement - un des films les plus étonnants que j'ai vus sur la folie.

 

Spider : photo

xxx

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 08:26

Cucul mais charmant !Un film de Robert Luketic (2001 - USA) avec Reese Witherspoon, Matthew Davis, Selma Blair, Luke Wilson, Victor Garber

 

Cucul mais charmant.

 

L'histoire : Elle Woods est étudiante à l'université, section mode et merchandizing. Elle est jolie comme un coeur, très coquette, tout de rose vêtue, promène partout avec elle son petit chihuahua... et elle est blonde. Donc, à part ses copines, tout le monde la prend pour une débile profonde. D'ailleurs, son amoureux la plaque alors même qu'elle croyait qu'il allait la demander en mariage. Il prétexte qu'il part étudier à Harvard, sur la côte est, et Elle n'a pas, selon lui, ni le look BCBG ni l'intelligence adéquate pour le milieu qu'il va désormais fréquenter... Effondrée, mais beaucoup moins idiote qu'il n'y paraît, Elle va s'inscrire à Harvard pour lui prouver qu'elle n'est pas... qu'une blonde.

 

Mon avis : Ce petit film est mièvre, cucul, kitsch... mais je l'aime. Reese et son petit chien me font rire, c'est archi caricatural, mais ça me touche. Hyper girly, plein de bons sentiments et de clichés... mais je ne peux m'empêcher de déguster ça comme un bonbon. Il faut entrer dans le jeu, sinon, c'est clair, on restera à la porte.

 

Tout le charme du film repose en grande partie sur Reese Witherspoon, pétillante, drôle, qui y va à fond, décomplexée, pleine de tendresse pour son personnage.

 

Un petit passe-temps, qui ne rend pas intelligent et qui n'apprend rien, mais fait voir la vie en rose pendant une heure trente ! C'est toujours ça !

  xxx   xla revanche d'une blondex

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 08:26

Conte gothique glacial.Un film de Stephen Frears (1996 - USA) avec Julia Roberts, John Malkovich, Glenn Close

 

Conte gothique glacial.

 

L'histoire : Londres, XIXe. Mary Reilly vient de rentrer au service du Docteur Jekyll. Les autres domestiques lui disent que le docteur ne reçoit plus personne, qu'il se terre désormais dans son cabinet de travail, se consacrant entièrement à de mystérieuses recherches. Il leur annonce d'ailleurs qu'il a embauché un assistant, Mr Hyde, pour l'aider, qu'ils verront peu, mais s'ils le rencontrent, ils devront le traiter comme leur maître. Le docteur s'intéresse beaucoup à Mary, parce qu'elle porte de nombreuses cicatrices et il la convainc de lui raconter l'origine de ses blessures. Elle lui confie alors son enfance maltraitée, battue, torturée. Une amitié naît entre le patron et sa servante, qui apprécie d'être bien traitée et même considérée avec bienveillance. Mr Hyde quant à lui terrifie tout le monde quand on l'aperçoit, à commencer par Mary, qui éprouve pourtant pour lui une étrange attirance. Puis des meurtres sont commis dans Londres...

 

Mon avis : La célèbre histoire de Dr Jekyll et Mr Hyde, vue par l'une de ses domestiques. Un médecin qui, se trouvant trop attiré par le péché (Angleterre victorienne), cherche et trouve une potion pour séparer le bien et le mal ; le jour, il est le bon Dr Jekyll, la nuit le terrible Mr Hyde. Mais les effets du produit ne sont pas stables et c'est Mr Hyde qui prendra le dessus...  

   

 

Ambiance victorienne, gothique, pluie, obscurité, brouillard... un peu tristounet, tout ça. Ce récit, très porteur en émotions (terreur, animalité de l'homme, horreur, ambivalence des sentiments...), aurait mérité un traitement moins sobre et glacial. Pour ma part, j'aurais pu imaginer une mise en place plus gaie avec un docteur affable, recevant du monde chez lui ; puis son changement de comportement ; j'aurais également aimé une relation plus animée, plus paternelle, entre lui et Mary, laquelle aurait pu sourire de temps à autre, malgré ses souffrances passées, et connaître un début de passion, un vrai, avec Mr Hyde ; et puis des domestiques plus craintifs, ou plus méchants, ou plus terrorisés, plus vivants quoi ! Tout le monde est triste, le film est lent... c'est dommage.

 

xxx

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